Pensée #1095
Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace.
Je voulais savoir où allaient les chemins et aller voir par moi-même ce qu’il y avait de l’autre côté de l’horizon.
… deux années s’écoulèrent encore. Devenue une jeune fille avisée, je préparai longuement et avec soin le plan de ma troisième fugue. Un train m’amena en Suisse, je traversai le Saint-Gothard à pied, et gagnai l’Italie…
Je profitai, pour m’esquiver, de la liberté plus grande dont je jouissais pendant une villégiature au bord de la mer du Nord et, durant quelques jours, je parcourus à pied la côte belge, je passai en Hollande et m’y embarquai pour l’Angleterre. Je ne rentrais qu’après avoir épuisé le contenu de ma bourse de fillette.
Les vrais compagnons sont les arbres, les brins d’herbe, les rayons du soleil, la mer, les montagnes. C’est dans tout cela que coule la vie, la vraie vie, et que l’on n’est jamais seul quand on sait la voir et le sentier.