Pensée #151
Je marche pour aller vers le nouveau, le jamais vu ni senti ni respiré, l’inconnu
Je marche pour le partage avec les compagnons de route.
Je marche aussi et surtout pour me perdre et lâcher les amarres de la cité, du virtuel, les liens du confort, les habitudes et répétitions et bégaiements du quotidien.
Je marche pour le bonheur de la belle fatigue et le baume qu’elle applique sur la psyché.
Je marche pour l’appétit d’ogre et la jouissance du corps dans le mouvement.
Je marche dans l’ivresse de l’altitude et dans l’humus des forêts et pour l’odeur de pierre de l’eau retrouvée subitement au creux d’un vallon par une grande journée de soleil.
