Pensée #970
Il faut saisir toutes les opportunités de marche dans sa vie quotidienne. Sans le savoir, on met en oeuvre une multitude de fonctions neurologiques et musculaires, on entretient l’ensemble de notre corps et de notre esprit.
Il faut saisir toutes les opportunités de marche dans sa vie quotidienne. Sans le savoir, on met en oeuvre une multitude de fonctions neurologiques et musculaires, on entretient l’ensemble de notre corps et de notre esprit.
Et si les pieds étaient plus intelligents que nous le croyions? Si, comme l’intestin, ils abritaient leur propre système nerveux.
Je ne force pas le rythme, il va s’installer tout seul, pas à pas, sur ce sentier assez raide qui serpente entre des chênes verts, des genêts, du buis et quelques châtaigniers.
Il s’agit de renouer avec ce plaisir venu du fond des âges, d’être debout et de marcher dans la nature, de sentir la terre sous ses pieds, d’avoir l’horizon à perte de vue et de respirer le grand air. Se lancer dans la randonnée, même la plus modeste, est la façon la plus directe de communier avec soi, un groupe, le monde.
J’ai la chance d’être né avant la télévision, et nous n’avions même pas le téléphone. C’est dire si nous étions libres de notre temps et de nos pensées.
Déployer une carte, les bras ouverts comme des ailes, c’est déjà partir en expédition. Lire une carte, avec ses légendes, ses couleurs et ses courbes de niveau, c’est déjà décider de son chemin. Les cartes sont ses compagnes de route, ses promesses d’aventure !
Marcher c’est parcourir, découvrir, penser, arpenter, fuguer, migrer, manifester, errer. Marcher c’est être seul, en foule, libre, c’est tendre vers un but. Marcher, c’est le mouvement, le rythme, le souffle, la présence au monde. Marcher c’est être vivant. C’est tracer son chemin.