Pensée #183

Je marche parce que j’aime ça, profondément, parce que cela répond à mon besoin de mouvement quasi permanent, parce que c’est le seul déplacement qui correspond exactement à notre vitesse personnelle, interne.
Marcher, c’est être humble et silencieux, respectueux de notre environnement et de ceux qui l’habitent ; c’est aussi, parfois, trouver l’inspiration au gré d’une déambulation sans but ou aller au-devant des choses, les provoquer.
Je ne suis pas vraiment un marcheur urbain, même si cela reste mon moyen de locomotion de prédilection : mes pérégrinations sont majoritairement forestières ou campagnardes, là où je me sens le mieux, les pieds en contact avec la Terre, entouré de végétaux et d’animaux ; il ne s’agit pas simplement de me ressourcer, mais surtout de mettre tous mes sens aux aguets : rappel de l’étendue de mes capacités, écologie personnelle.
C’est un geste universel, absolument extraordinaire, simple mais nécessitant un jeu d’équilibres complexes : nous sommes la seule espèce à nous déplacer en permanence de la sorte !

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