Pensée #872
Tout marche, et le hasard corrige le hasard ; de là vient l’équilibre, et toujours l’ordre éclate.
Tout marche, et le hasard corrige le hasard ; de là vient l’équilibre, et toujours l’ordre éclate.
C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.
Rien n’est charmant, à mon sens, comme cette façon de voyager – à pied – on s’appartient, on est libre, on est joyeux; on est tout entier et sans partage aux incidents de la route, à la ferme où l’on déjeune, à l’arbre où l’on s’abrite, à l’église où l’on se recueille. On part, on s’arrête, on repart; rien ne gêne, rien ne retient. On va et on rêve devant soi. La marche berce la rêverie; la rêverie masque la fatigue. La beauté du paysage cache la longueur du chemin (…) À chaque pas qu’on fait, il vous vient une idée.