La marche est le paradoxe absolu : elle fait tout travailler en nous… ce qui nous repose !
Que le soleil brûle l’asphalte ou qu’une pluie fine éclabousse les pavés, j’aime marcher dans les rues de Paris. Ces moments sont pour moi un luxe. Ils m’apportent une grande plénitude, ils me ressourcent, ils sont à moi, je me les offre… J’ai marché dans des villes aussi diverses que Rabat ou Las Vegas, Shanghai ou Munich ; j’ai marché dans le désert en Afrique, dans les Rocheuses, j’ai marché dans le Grand Nord canadien. J’y ai à chaque fois trouvé un plaisir indicible et puisé une force intérieure. C’est étonnant de constater à quel point mettre un pied devant l’autre procure de sensations ! La marche est, dit-on, le sport le plus complet ; je trouve qu’elle est aussi l’activité la plus complète car, en plus des muscles, elle fait aussi travailler le cerveau, les yeux, les oreilles et le nez. Elle apaise car elle donne le temps de penser, de regarder, de sentir et de ressentir. La beauté d’un environnement, par exemple, est une source inépuisable de réflexion et d’inspiration. La marche ouvre l’espace et le temps.
