Quand on évoque le mot marche, deux mots me viennent à l’esprit : réflexion et partage. Marcher, c’est se reconnecter avec la nature et le temps, retrouver le sens de la vie et redécouvrir la force des sens. Les flâneries matinales dès l’aube, dans le silence de la forêt qui s’éveille, entraînent une vraie communion avec la nature et un véritable moment d’introspection propice à la réflexion. J’aime marcher dans les forêts de Bretagne comme partout ailleurs sur la planète ; là où je plante des arbres essentiels à la vie, ici en France, là en Inde, au Brésil ou en Éthiopie. J’adore marcher dans ces pays éloignés car c’est un moyen extraordinaire de rencontre avec la population, de moments de vie inoubliables, de moments comme « entre parenthèse ». Se promener avec eux, écouter leur parcours, comprendre les enjeux et problématiques de leur région… la marche est encline à la confidence. J’ai l’intime conviction que les individus peuvent changer le monde. Marcher, c’est aller à la rencontre des autres, dialoguer et partager simplement l’intimité des sociétés humaines.
