Avancer sur ses deux pieds rend semble-t-il plus facile le déplacement dans le temps ; l’esprit passe aisément des projets aux souvenirs, de la mémoire à l’observation.
Marcher encourage cet état de conscience particulier entre vigilance et flânerie, où l’espace parcouru n’est pas toujours présent à l’esprit.
Le promeneur solitaire est dans le monde sans y être tout à fait.
L’histoire de la marche est l’histoire de tout le monde.
