En commençant cette marche, je n’imaginais pas quel profit physique et moral j’allais en retirer. Après deux semaines, je me sentais en pleine forme ; après quatre, j’étais un surhomme qui arpentait la campagne à grandes foulées, dans un état d’exaltation difficile à rendre, chantant à tue-tête, possédé d’un amour inouï pour la nature, pour le vivant, dont m’entouraient des manifestations si généreuses.
