Pensée #533
Quitter Beauvilliers, c’est ne pas quitter grand-chose et, pourtant, à peine a-t-on fait trois cents pas dans la campagne, que l’on se sent privé de tout.
Quitter Beauvilliers, c’est ne pas quitter grand-chose et, pourtant, à peine a-t-on fait trois cents pas dans la campagne, que l’on se sent privé de tout.
Je me méfie des expéditions lointaines entreprises par des voyageurs incapables de faire le tour de leur chambre. Ce qu’on ne sait pas découvrir à deux pas de soi, on ne le trouvera pas mieux aux antipodes.
Je ne marche pas pour rajeunir, ou éviter de vieillir, pour me maintenir en forme ou pour accomplir des exploits. Je marche comme je rêve, comme j’imagine, comme je pense par une sorte de mobilité de l’être et de besoin de légèreté.