David Le Breton

Pensée #504

La marche est ouverture au monde. Elle rétablit l’homme dans le sentiment heureux de son existence. Elle plonge dans une forme active de méditation sollicitant une pleine sensorialité. On en revient parfois changé, plus enclin à jouir du temps qu’à se soumettre à l’urgence prévalent dans nos existences contemporaines. La marche est souvent un détour pour se rassembler à soi.

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Pensée #273

Le regard n’appartient qu’à soi, de même le temps et la méditation. Le marcheur n’a de comptes à rendre qu’à son humeur du moment qui le fait prendre un sentier plutôt qu’un autre ou s’arrêter pour une sieste sous un arbre.

Marcher à deux, en couple ou avec un(e) ami(e) exige une attention à l’autre, mais chacun progresse à son rythme, dans sa propre intériorité, non sans partage quand un lieu ou une trouvaille arrête les regards.

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Pensée #260

La marche est aussi une rupture avec les exigences de rentabilité, d’efficacité, de rivalité… De surcroît, la marche est une activité physique sans compétition, toute entière dans la jouissance de l’instant… La mise en mouvement du corps est une mise en mouvement d’une pensée qui se libère des impasses où elle se tenait… Marcher, c’est d’abord savoir s’arrêter, regarder, prendre son temps.

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Pensée #209

Revendication de la lenteur, la marche est une forme de résistance en rupture avec les exigences de rentabilité, d’efficacité et de rivalité. Ce n’est pas le temps qui vient nous prendre, c’est nous qui prenons le temps. Sans adversaire à dépasser, pas même soi, on avance avec la volonté apaisée et émerveillée de se perdre dans le paysage, de s’y sentir passionnément vivant, tous les sens en éveil. On ne fait d’ailleurs que passer, sans souci de marquer son empreinte, si ce n’est une pierre ajoutée à un cairn.

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