Pensée #1090
Ainsi la grande séparation du « dehors » et du « dedans » se trouve bouleversée par la marche. Il ne faudrait pas dire qu’on traverse les montagnes, les plaines, et qu’on s’arrête dans les gîtes. C’est presque le contraire : pendant plusieurs jours, j’habite un paysage, j’en prends lentement possession, j’en fais mon site… c’est bien ici chez moi tout le jour, c’est là que je vais demeurer en marchant.
